Décembre 2005

Le Festival TransMéditerranée
accueille
l’écrivain et journaliste Henri ALLEG
à l’occasion de la sortie de son livre « Mémoire algérienne » (Stock 2005).

Ces rencontres autour de son livre se déroulent en partenariat avec Michel Barak
et ses amis des Bouches du Rhône :

Lundi 12 décembre à 18h30* à Aix en Provence - Librairie Forum Harmonia Mundi - 20 place de Verdun

  Mardi 13 décembre à 19h00* à Marseille - Librairie Paidos - 54 cours Julien

*A l’issue de ces rencontres Henri Alleg dédicacera son livre.

Henri ALLEG,
Un témoin exceptionnel de l'Histoire.

   Henri Alleg a dix-huit ans quand il découvre l'Algérie coloniale en 1939. Ce devait être une simple étape d'un voyage à travers le monde, mais très vite il se lie avec de jeunes militants algériens indépendantistes et communistes. Antifasciste, il lutte dans la clandestinité contre l'invasion allemande jusqu'au débarquement allié en 1942.
A la Libération, il devient permanent de la Jeunesse Communiste et membre du comité central du Parti Communiste Algérien.
En 1951, il est nommé directeur d' "Alger républicain". Ce journal populaire qui se veut le porte-parole de la révolution algérienne sera interdit en 1955. La même année, un décret du gouvernement interdit le Parti Communiste Algérien, la répression s'intensifie. Henri Alleg est arrêté en juin 1957. Inculpé d'atteinte à la sûreté de l'Etat, il est incarcéré à Alger.
C'est en prison qu'il écrira La Question, un livre-événement dans lequel il dénonce la torture dont il a été l'une des victimes. Publié en 1958 aux éditions de Minuit, le livre sera très vite saisi par les autorités françaises.
 40 ans après, Henri ALLEG retourne en Algérie sous l’œil de la caméra de Jean-Pierre LLEDO dans le documentaire « le rêve algérien ».
 « Mémoire algérienne » est un témoignage exceptionnel sur les mouvements politiques et le climat social en Algérie à la veille de l'indépendance. C'est aussi un hommage chaleureux aux anciens compagnons de lutte.

Novembre 2005

CONFERENCE - DÉBAT

GRASSE - Mardi 8 novembre .

La Turquie en mouvement

Extraits de la conférence de Ali KAZANCIGIL
(l’intégralité du propos peut être obtenue auprès du FTM)

  La Turquie en mouvement, avec ses contradictions, avec ses avancées et ses régressions, avance quand même vers un futur un peu plus apaisé que ce qu'elle à connu dans le passé.
La modernisation de la Turquie à débuté il y a prés de deux siècles sous l’empire ottoman. La création de la république en 1923 - ce qu'on appelle la révolution kémaliste - est en quelque sorte l';aboutissement des efforts de modernisation qui ont commencé dans les années 1820.
Qu';est ce qui a fait que la Turquie réussisse, malgré toutes ses lacunes, à installer une laïcité, réussisse à se démocratiser davantage que d'autres sociétés musulmanes.
Les Ottomans ont créé leur empire à partir du début du XIVè siècle. Ils ont fait une sorte de syncrétisme en prenant des traditions d’Asie centrale d'avant l'Islam, des empires arabes, de l’empire Perse et surtout de Byzance et de Rome via Byzance. Ces influences romaine et byzantine expliquent beaucoup de choses. Notamment les rapports entre le politique et le religieux.
Il y a un très grand nombre de spécificités dans cet empire musulman, mâtiné d’influences romaine, byzantine et balkanique. Ce qui explique peut être qu’à partir du XIXè siècle, après son affaiblissement, il y a eu cette volonté des élites étatiques du Palais et de la bureaucratie ottomane d'importer de l’Europe une administration moderne, une armée moderne, ainsi qu’une justice, une éducation et un enseignement sécularisés.


Les kemalistes et la république laïque


  La république a été créée en 1923. Les années 20 et 30 ont connu toute une série de réformes. Notamment la séparation du politique et du religieux, le code civil (inspiré du code suisse) donc la disparition totale de toute loi religieuse dans la vie publique, l’unification de l’enseignement totalement laïque etc. ..
Tout cela a constitué une révolution culturelle et législative très importante.

Cet effort de modernisation de la Turquie a pris comme modèle la France. (l’administration publique, l’Etat, l’enseignement, la justice…)
Les kémalistes qui étaient des lecteurs des auteurs français - Mustapha Kémal lui même été un grand lecteur de Rousseau - se sont vraiment inspirés du modèle français.
D’où la laïcité. les kémalistes ont aussitôt introduit cette notion après la création de la république. Venant d’un pays islamique, c’était quand même assez remarquable, l’Islam étant, parmi les religions monothéistes (Chrétienté et Judaïsme), la plus moniste. La laïcité turque s’est inspirée de la laïcité française l’élevant au rang constitutionnel, mais mâtinée de la tradition ottomane des rapports entre le religieux et le politique, tradition ottomane elle même inspirée par Byzance.

Laïcité et modernité, bases de la démocratisation

                      

  La laïcité a créé un espace public et démocratique autonome par rapport à la religion. Cela a été à mon avis la base de la démocratisation de la Turquie. C’est un acquis extrêmement important. J’espère que dans le cadre de la démocratisation actuelle les lacunes de la laïcité seront surmontées. Son existence est un très grand avantage pour la Turquie. Cette laïcité a été autoritaire comme toute la modernité turque au départ. Et peu à peu elle s’est installée dans la société et, au delà de la laïcité constitutionnelle, il y a aujourd’hui une sécularisation dans le sens d’une acceptation par les différentes confessions d’une coexistence, d’un pluralisme confessionnel. Ce sont des choses en développement, c’est encourageant. (…)
Il y a aussi un autre aspect des rapports entre la société et la religion très important. A partir des années 70, 80, et jusqu’à l’heure actuelle, on a assisté à un phénomène sociologique extraordinaire en Anatolie. Des paysans, des petits commerçants, sont devenus des entrepreneurs. Il y a eu un phénomène à la manière de l’esprit de l’éthique protestante de Max Weber. C’est à dire que des gens très religieux, très croyants, se sont lancés dans des affaires, adoptant, en quelque sorte et sans le savoir, cette théorie de la prédestination des Protestants.  (…)

C’est un des aspects de la modernité turque. Cette espèce de mouvement à la fois politique, économique, qui vient par le bas alors que pendant très longtemps la modernité turque a été « édictée » par le haut, de manière un peu autoritaire.

Ce sont là les éléments constitutifs de la Turquie aujourd’hui. Il y a un espace autonome par rapport à la religion et qui domine. Il y a une sorte de « sortie de religion » comme l’a appelé le philosophe français Marcel Gauchet. A un moment donné la société bascule dans une situation où ce ne sont plus les principes religieux qui la structurent et qui structurent le système politique mais d’autres principes sécularisés. La Turquie avance dans cette direction. La société civile, qui a ses fragilités, se structure et devient plus puissante, beaucoup plus forte. Il y a un phénomène d’individualisation qui est en marche et qui fait que le carcan communautariste se desserre sur les individus.

Les défis de la démocratie turque

  La transition démocratique institutionnelle a commencé en Turquie en 1945 avec le multipartisme et dès 1946 avec les premières élections pluralistes. Ensuite, la transition s’est poursuivie avec des difficultés : trois coup d’état (1960, 71 80) Le dernier a été le plus terrible. Ses effets se font encore ressentir aujourd’hui parce que les appareils sécuritaires qui ont été mis en place dans les années 80 n’ont pas été complètement éliminés. Malgré tout, il y a eu une cinquantaine d’années d’élections libres. Finalement, une culture démocratique, de l’alternance s’est installée.

La Turquie n’est pas encore tout à fait une société démocratique pour toutes ces raisons, mais les progrès réalisés ne sont pas négligeables. (…)
Comme partout dans les pays musulmans l’Islam est devenu, dans le cadre de la modernité d’ailleurs, un mouvement politique. Or, en Turquie, au cours des trois dernières décennies, les partis représentant ce courant ont toujours été perçus comme une menace pour la démocratie parce qu’ils affirmaient ouvertement « pour nous la démocratie est un moyen, la finalité est l’application de la loi coranique ». Or, en 2001 il y a eu une scission dans le mouvement islamiste et des « jeunes turcs » de ce parti ont créé le parti Justice et Développement, au pouvoir aujourd’hui. Leurs dirigeants affirment en substance « nous sommes des musulmans, très croyants, mais notre parti n’a pas de religion. Nous sommes des conservateurs démocrates, nous nous inspirons de la démocratie chrétienne européenne, nous sommes des musulmans démocrates, nous ne voulons pas imposer la charia. Nous avons eu tort de penser que la démocratie est un moyen, un instrument. Non, la démocratie c’est la finalité ».

C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui doutent encore de leurs sincérité, mais c’est un fait, qu’en l’espace de trois ou quatre ans (de 2002 à 2005) ils ont effectué des réformes plus rapidement et plus profondément que d’autres, au gouvernement, qui se prétendaient occidentalisés. Certes, ces réformes ne sont pas appliquées complètement, dans la législation il y a encore des choses à changer. ils ont adopté par exemple un nouveau code pénal et son article 301 qui punit de peine de prison la soit disant « insulte à l’identité turque ». Et cela est incompatible avec la liberté d’expression. Il y a un autre article qui interdit de critiquer la politique turque, la présence de l’armée à Chypre, de dire que le massacre arménien en 1915 est un génocide. Tout cela est passible d’emprisonnement.
Malgré cela la presse est plus libre qu’avant, plus critique. Nous avons pu tenir, à Istanbul fin septembre, une conférence indépendante, libre et critique sur la question de la tragédie arménienne, malgré les difficultés. Il y a quand même un certain progrès au niveau des droits culturels et linguistiques des minorités dont les Kurdes. C’est loin d’être parfait. Dans les appareils d’état il y en a qui empêchent l’application de la législation adoptée sur cette question là. Mais on peut dire qu’une bonne direction a été prise, et le progrès des ces avancées est bien sûr l’affaire des Turcs, mais cela dépend aussi beaucoup de ce qui va se passer avec l’Union européenne.

Turquie et Europe, l'appel à la raison

  La Turquie, va-t-elle surmonter les obstacles ?
L’Union Européenne va-t-elle aussi surmonter ses réticences ? Des réticences parfois fondées sur de vrais problèmes, des problèmes rationnels, calculables, négociables sur lesquels on peut faire des compromis. Ce qui a été désolant dans le débat sur la question turque pendant ces dix huit derniers mois, c’est le fait qu’il ait été dévoyé, capté par des discours populistes d’une part et essentialistes de l’autre. Des responsables politiques en France, et dans d’autre pays, de premier plan, qui se disent démocrates, attachés aux valeurs et aux principes universalistes qui fondent l’Europe, ont utilisé des arguments essentialistes. (L'essentialisme c'est cette doctrine politique qui consiste à attribuer à l’autre une essence immuable, inchangeable.. Quand on sait ce que cela adonné dans les années 30 et 40 en Europe c’est quand même très grave. Des personnalités, qui se situent pourtant à gauche, ont affirmé être « contre l’entrée de la Turquie parce que les Turcs ne pourront jamais adopter avec sincérité la démocratie, les droits de l'Homme, l'égalité homme femme… ». Mais au nom de quoi pose-t-on cela comme postulat. C’est inacceptable. Le débat sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne a rendu les gens un peu fous. Des gens honorables et des démocrates ont tenu des discours dignes des Le Pen et De Villiers.
Le débat a été capté, a été dévié et du coup on a pas parlé des vraies questions.
Il n';y a pas eu d’avancée sur une connaissance mutuelle entre les Européens et les Turcs. Espérons que dans la période à venir on pourra, loin des arguments et des débats culturalistes et essentialistes qui ne donnent aucun moyen de discuter on pourra débattre de la Turquie de manière plus rationnelle, sur des questions sur lesquelles on peut faire des compromis, s'entendre, négocier.

Ali KAZANCIGIL Grasse 8 novembre 2005

Ali Kazancigil est auteurs de nombreux travaux de recherches et de deux ouvrages:
" La Turquie au tournant " du siècle" et co-auteur de " la Turquie ".

Octobre 2005

CONFERENCE - LIVRES

   Le FTM reçoit Ilan HALEVI, ancien Vice-ministre des Affaires Etrangères de l’Autorité Palestinienne, expert international et historien pour une  série de rencontres autour de son livre largement autobiographique « Allers Retours » (Ed. Flammarion, 2005)

  • SAMEDI 22 OCTOBRE 2005 à 17h à GRASSE - Salle des Augustins .
    Cette rencontre sera suivie à 19h 30 d’un repas (sur réservation) au local de l’ANAF, 2 rue de la Fontette, afin de poursuivre, de manière conviviale, la discussion avec ce témoin exceptionnel d’une histoire exceptionnelle.
  • LUNDI 24 OCTOBRE 2005 à 18h00 à MARSEILLE, Mairie des 15/16è en présence de Frédéric Dutoit, Député-Maire
  • MARDI 25 OCTOBRE 2005 à 18h00 à TOULON, Maison de la Méditerranée. (En partenariat avec l’association Varois pour la Paix et la Justice en Méditerranée)

   Témoin exceptionnel d'une histoire exceptionnelle, comme le révèle son dernier livre « Allers-Retours » où il raconte son parcours incroyable et les faces cachées du conflit du Proche-Orien, Ilan Halevi, palestinien d'origine juive, est né à Lyon en 1943 dans une famille de Résistants. Il fait ses études en France avant de partir en Israël en 1965 comme syndicaliste. Emblématique, homme à part, il fréquente la gauche radicale israélienne et palestinienne et s'engage en 1973 dans l’OLP. Nommé diplomate dès 1983 par Yasser Arafat, c’est à la fois un homme de terrain, un homme de Paix, qui a notamment participé aux négociations de Madrid et de Washington avant de devenir Vice-ministre des Affaires Etrangères de l'Autorité Palestinienne.

Novembre 2004

Pedro DA NOBREGA

Le Portugal : Une île méditerranéenne face à un océan atlantique ?

format : 15 cm X 21 cm, broché, parution novembre 2004,
ISBN 2-84776-316-3, prix public : 12 €, diffusion et distribution Thélès.

Pedro Da Nóbrega est né à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, d'un père réfugié politique portugais et d'une mère française. Il a connu le Portugal en 1972 où il vécu la Révolution des Rillets de 1974 à 1975. Rentré en France à la fin des années 1970, il vit à Nice.Diplômé d'histoire et d'anthropologie, Pedro Da Nóbrega a diverses responsabilités au sein du mouvement associatif portugais.

Comment Le Portugal, qui n'a pas un seul kilomètre de côte donnant sur la Méditerranée peut-il être considéré comme un pays méditerranéen.? Fernand Braudel a montré avec talent et rigueur comment une approche anthropologique pouvait aider à dépasser les strictes limites géographiques, concernant la Méditerranée. Mais pourquoi parler du Portugal comme d'un pays méditerranéen suscite encore aujourd'hui d'aussi vives polémiques et d abord au Portugal ? Pourquoi objecte-t-on de façon récurrente la façade atlantique du Portugal pour nier sa dimension méditerranéenne ? Et si le Portugal " officiel " n'a jamais hésité à revendiquer un héritage gréco-romain issu de l'espace méditerranéen, pourquoi avoir nié si longtemps et si fortement d'autres influences méditerranéennes constitutives de son histoire et de son identité, comme tout ce qui relève de l'ensemble phénico-judéo-arabe ? Le positionnement du Portugal dans l'Union européenne et l'Alliance Atlantique engendre de vifs débats sur les relations avec les U.S.A et montre que si l'histoire prétend se pencher sur le passé, c est avec un regard empreint de questions et d'enjeux très actuels, où les débats idéologiques sont toujours présents. Interpeller les postulats martelés pendants des siècles, c'est aussi travailler à restituer au Portugal la pluralité de ses origines et souhaiter que cela puisse contribuer à mieux le situer, même modestement, dans l'échiquier géopolitique mondial. Cela permet aussi de constater que les civilisations des deux rives de la Méditerranée sont beaucoup plus proches que les tenants des discours apocalyptiques sur " le choc des civilisations " ne le prétendent.

 

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Conférence-Livres

12è Printemps des Poètes / Couleur Femme
poesieimagevignette

salimaatitmohamed

Les rossignols s’exilent
Vers des cieux embrasés
Chanter
L’heure damnée
Et le souvenir déchiré
Des vers d’émeraude
Des œillets de chagrin
Grenade
Le royaume effondré
Des muses obstinées
Le rosier qui se lamente
D’un amour en lambeaux
C’est aujourd’hui
Alger la blessure du monde

D'Alger et d'Amour

lecture, signatures et calligraphies
par
Salima Aït Mohamed

poète, journaliste, conteuse

Mardi 23 mars 2010 - 19h30
GRASSE - Chapelle St Michel
(Entrée Libre)

télecharger l'invitation


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1 au 5 Février 2010 / Tournée avec Mahi BINEBINE
et Les Etoiles de Sidi Moumen

unelivresidimoumen
Flammarion janvier 2010

Rencontres Signatures

Lundi 1 février 18h30
GRASSE
Palais des Congrès

Mardi 2 février 18h30
MARSEILLE
Librairie L’Attrape Mots

Mercredi 3 février 18h30
GARDANNE
Librairie Aux Vents des Mots

Jeudi  4 février 18h
AJACCIO
Bibliothèque Fesch

Vendredi 5 février 17h
BASTIA
Librairie Album


Une bande de gamins et leur club de foot Les Etoiles dans le bidonville de Sidi Moumen avec une décharge de 100 ha pour horizon. L’histoire se déroule juste avant les attentats Casablanca de mai 2003.
C’est le sujet du livre évènement que Mahi Binebine nous offre en cette rentrée 2010 : Les étoiles de Sidi Moumen  (Flammarion) ou comment on devient une bombe humaine....

.mahibinebine
Artiste plasticien de renommée mondiale, ancien prof de maths, l’auteur confirme, avec ce 8è livre, son talent d’écrivain tant il réussit, avec un sujet à risque, à capter le lecteur jusqu’au bout, sans pathos, ni culpabilité, ni complaisance.
Une écriture tout en finesse pour une histoire forte ou la candeur de l’enfance le dispute à la terreur des « saigneurs ».

télecharger les critiques presse

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22è FTM saison 2009/2010
Film et Table-ronde
"La Retirada 70 ans après. Quelle mémoire pour demain?"
Mercredi 11 novembre - 14h30 GRASSE La Table de Cana

14h30 Projection du film Un 14 juillet 1939 (Dvd 26') de Irène Tenèze 15h00 Table-ronde animée par Paul Euzière, président du FTM
Avec la participation de
Véronique Olivares Salou, écrivain, fille de déporté auteure notamment, aux Ed. Tiresias, en collaboration avec Michel Raynaud de:
Mémoires espagnoles (2008) ; Vieux compagnons dont la jeunesse est à la douane (roman 2006) ; Le roman des Glières. La résistance des républicains espagnols au plateau des Glières (prix de la résistance 2007)
Républicains espagnols au camp nazi de Mauthausen (2007)
Irène Tenèze, cinéaste, fille du Général Luis Fernandez, républicain espagnol, ancien résistant auteur du film "Un 14 juillet 1939 "
Marie-Louise Roubaud, éditorialiste à La Dépêche du Midi,
fille de brigadiste international
Véronique Moulinié, ethnologue, auteure de "Mots et images d'un exode"
(Ed. Garae Hesiode 2009)
Serge Barba, Président de FFREEE, Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de l'Exode, auteur de "De la frontière aux barbelés. Les Chemins de la Retirada" Ed Trabucaire 2009
José Jornet, auteur, cinéaste, a coordonné plusieurs ouvrages dont
"Républicains espagnols en Midi-Pyrénées. Exil, Histoire et Mémoire" "Artistes de l'exil"
Et des artistes Jose Sales Albella, peintre, photographe, auteur
Georges Bartoli, photographe et coauteur de La retirada, exode et exil des républicains espagnols. Dessins, photos et textes (Josep et Georges Bartoli et Laurence Garcia Actes Sud 2009
17h30 Séance dédicaces suivie d'un apéritif (voir ci dessous la librairie)
20h00 Repas s/ réservation (04 93 36 28 18 ftmed@wanadoo.fr)


Au camp de Gurs
(extrait du film "un 14 juillet 39")


 

La librairie du 22è FTM (sélection)
"70 ans après La Retirada ou l'Espagne au coeur "
(signatures les 10 et 11 novembre 2009 à Grasse)

La retirada, exode et exil des républicains espagnols. Dessins, photos et textes.
Josep et Georges Bartoli et Laurence Garcia Actes Sud 2009
La Retirada, Mots et images d'un exode Véronique Moulinié Ed. Garae Hésiode 2009
De la frontière aux barbelés. Les Chemins de la Retirada. Serge Barba
Ed Trabucaire 2009
Républicains espagnols en Midi-Pyrénées. Exil, Histoire et Mémoire. José Jornet (s/la dir.)Presses Universitaires du Mirail / Région Midi Pyrénées 2005
Mémoires espagnoles, Véronique Olivares. Préface et création artistique de Michel Reynaud. Ed Tiresias 2008
Les Républicains espagnols dans le camp nazi de Mauthausen.
Véronique Olivares, Pierre Salou Ed Tiresias 2006
Le roman des Glières. La résistance des républicains espagnols au plateau des Glières Prix de la résistance 2007. Michel Reynaud et Véronique Olivares. Tiresias 2007
De l'exil et des camps. Écrire et peindre, de Max Aub à Ramón Gaya, Bernard Sicot Ed. Regards, 2009
L'exil des républicains en France : de la guerre civile à la mort de Franco.
Geneviève Dreyfus-Armand Albin Michel - 1999
Rouges. Maquis de France et d'Espagne. Les Guérilleros.
Jean Ortiz Ed Atlantica 2006


 

 


Conférence de Slomo SAND
Mardi 14 avril 2009 18h30 NICE
"Israéliens et Palestiniens sont-ils dans une impasse?"
Université de Nice - Faculté des Lettres Amphi 69

Shlomo Sand, que le FTM avait reçu en novembre dernier, sillonne de nouveau la France avec son best-seller " Comment le peuple juif fut inventé " (Fayard 2008). Cette fois, l'historien de l'Université de Tel-Aviv, apportera son éclairage actualisé suite à la tragédie de Gaza, à la victoire du conservateur Netanyahou et la mise en place d'un gouvernement de large alliance (de l'extrême-droit au travailliste) en Israël. A l'invitation de l'Association France Palestine Solidarité 06 en partenariat avec Les Amis du Mondes Diplomatique et l'association Festival TransMéditerranée, l'intellectuel israélien ne manquera pas d'abordern au cours de sa conférence mardi 14 avril à 18h30 à la faculté des Lettres de l'Université de Nice, les nombreuses questions que l'on se pose aujourd'hui sur l'avenir et le sens du processus de paix, mais aussi sur l'avenir de l'Etat d'Israël sans le contrepoids d'un Etat palestinien….

 

Entretien avec Aziz BINEBINE autour de son livre TAZMAMORT

"Tazmamart, c'était d'abord des hommes. Des vivants et des morts, des anges et des démons, des sages et des fous, des hommes, rien que des hommes projetés dans un monde où les extrêmes et l'horreur étaient banalisés. C'est à ces hommes que je tiens à rendre hommage, ceux qui ne sont plus là pour dire leurs peines et leurs joies, leurs regrets et leurs espoirs. Je veux raconter le plus honnêtement possible comment ils ont vécu et comment ils sont morts, le rapporter comme je l'ai vécu "

lire et télécharger l'entretien

voir la vidéo
http://www.dailymotion.com:80/video/x948mb_tazmamort-aziz-binebine_webcam

Avril 2009- Aziz BINEBINE et son livre TAZMAMORT (Denoël 02/2009)
à GRASSE mercredi 8 avril 18h30 Palais des Congrès
à MARSEILLE jeudi 9 avril 19h00 Librairie Païdos


Emmuré pendant 18 ans et 3 mois dans un caveau en béton de deux mètres sur trois, pour sa participation, malgrè lui, au coup d'état de Skhirat en 1971,
Aziz Binebine est l'un des 6 rescapés (sur 29) du tristement célèbre bagne-mouroir de Hassan II.
Délivré en 1991, et parce que cette expérience était pour lui "indicible",
l'auteur a volontairement "oublié l'enfer pour ne pas traîner ce souvenir comme un boulet, et ne plus être prisonnier dans sa tête".
Aujourd'hui, c'est un hommage à ses compagnons disparus que veut rendre l'auteur-survivant à travers son bouleversant et précieux témoignage.

Il rêvait d'être journaliste ou cinéaste, il devint militaire. Petit-fils et fils de courtisan, il devint opposant. Jeune 'play-boy', il devint bagnard.
A sa libération en 1991, il se passionne pour l'informatique et ouvre le premier cyber de Marrakech.

télécharger l'invitation


Echos d'une tournée en PACA pour le coup d'envoi de la 21è saison du FTM
A Grasse, Sainte-Tulle, Marseille et Nice, le public a répondu présent. Il y avait de quoi ! Comme l'ont affirmé, lors de l'inauguration, Patrick Allemand, 1er vice président du Conseil régional et Paul Euzière, président du FTM, ce sont des " passeurs d'espoir, des porteurs d'avenir " qui ont sillonné la PACA en ces journées de novembre (qui tombaient pile avec la semaine de la solidarité internationale). Artistes, universitaires, militants politiques et de la société civile, ils sont des acteurs et des créateurs de premier plan de l'engagement et du dialogue israélo-palestinien. En donnant à voir et à rencontrer cet autre visage d'Israël a dit Paul Euzière, ces voix nous sortent des sentiers battus.
L'Etat palestinien, l'Etat israélien, un Etat ou deux Etats… Il en a fortement été question au cours de ces rencontres avec l'historien Shlomo Sand, le sociologue et responsable politique, Issam Makhoul et le journaliste pacifiste Michel Warschawski. La jeune photographe Keren Manor (co-auteure de l'expo Jérusalem dépossédée et cofondatrice du collectif Activestills - voir rubrique expos) était aussi de la partie et ses paroles, celles de la nouvelle génération, ont beaucoup touché. Extraits...


Keren Manor

 

Israélienne, 31 ans, issue d'une famille de " mizrahis " (juifs des pays arabes), l'une des fondatrices d'Activestills (groupe de photographes israéliens qui cherchent à éveiller les consciences par la photo) et Active Vision (ONG de défense d'enfants immigrés menacés d'expulsion), membre de Anarchistes contre le Mur.
Son véritable engagement date de 2005, au cours d'une manifestation contre le Mur à Bilin qui lui a fait franchir le cap. Depuis, elle prend une part active à la contestation de l'occupation. Au départ, raconte t-elle, c'était pour voir, dans la réalité, ce dont j'entendais parler, c'était aussi une curiosité de photojournaliste. J'ai été bouleversée. Cela a suffi à modifier totalement ma vision des choses. De l'ignorance à la clairvoyance, tout à été remis en question ; la réalité m'est apparue en pleine face. Je ne pouvais plus oublier ce que j'ai vu et revenir à ma vie normale. Quelque chose avait changé, je rencontrais des Palestiniens pour la première fois. La réalité en Israël est que vous pouvez vivre à vingt minutes d'un village palestinien en menant une vie totalement différente sans avoir aucune idée de la manière dont ils vivent. En ce qui concerne le camp de la paix en Israël, Keren Manor estime que le mot gauche a été vidé de son sens. "Gauche" et "sioniste" sont antinomiques. Parler de paix ne suffit pas, il faut parler de Justice. L'avenir ? La meilleure solution serait que les gens vivent ensemble sans divisions religieuses, dans un seul Etat. Mais, à l'heure actuelle, la solution la plus réaliste et pragmatique est celle de deux Etats.


Ni'lin (Activestills)

FTM 21è saison 2008/2009
Israéliens et Palestiniens
des Voix(es) pour la Paix

GRASSE 18 novembre
SAINTE TULLE 19 novembre
MARSEILLE 20 novembre
NICE 21 novembre


Conférence débat à Grasse



Shlomo Sand

Cet historien, professeur à l'université de Tel-Aviv, né en Autriche, a grandi en en Israël après avoir passé les deux premières années de sa vie dans un camp de réfugiés en Allemagne. Il a prolongé ses études à Paris où il a soutenu, sous la direction de Madeleine Rebérioux une maîtrise sur Jean Jaurès et une thèse sur Georges Sorel. Après l'histoire du cinéma et des intellectuels, il s'est penché sur l'histoire du peuple juif.
Dans son dernier livre publié cet automne chez Fayard
"Comment le peuple juif fut inventé " (un best seller en Israël et en France, l'un des livres les plus fascinants et stimulants publiés depuis longtemps, selon Tom Segev du Journal Haaretz), Shlomo Sand ébranle la pensée sioniste. Il ose bousculer le mythe du peuple juif, créé écrit-il sous la plume d'historiens juifs du XIXe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple imaginé afin de façonner une nation future. Shlomo Sand va plus loin lorsqu'il s'indigne ainsi : que se cache-t-il derrière le concept d'État juif et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une République? Nous sommes un Etat ethnocentriste et ethnocratique, celui des Juifs du monde entier poursuit-il et non l'Etat de ses citoyens. (...) Un Etat sioniste ne peut pas être démocratique. Pour ce brillant intellectuel israélien l'Etat juif, colonial, n'a pas d'avenir. (…) Il faut non seulement reconnaître le droit à l'autodétermination du peuple palestinien mais le mettre en œuvre ; admettre deux Etats souverains pour que les deux peuples puissent, ensuite, se projeter dans un Etat pour deux peuples ; La véritable fin du conflit, estime t-il, c'est se débarrasser de la pensée ethnocentriste en Israël, chez les Juifs de France et du monde.



Michel Warschawski

Né à Strasbourg où il vit jusqu'à l'âge de 16 ans, il s'engage contre l'occupation depuis l'âge de 18 ans ce qui lui vaut d'être condamné plusieurs fois à la prison pour "soutien d'organisations palestiniennes illégales". Il crée et dirige le Centre d'information alternative (AIC). Militant altermondialiste, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont " Sur la frontière ", " Le défi binational ".
Cet ami fidèle du Festival TransMéditerranée, préfère qu'on le qualifie de militant contre l'occupation car estime t-il, on peut mettre plusieurs choses dans le mot paix. Il faut déconstruite les discours de prétendus processus de paix alors que le processus de colonisation avance comme un bulldozzer. Il s'inscrit dans l'entreprise de " recolonisation du monde " qui, plus que la dérégulation économique, remet en cause les droits sociaux et sociétaux ; le Droit des acquis de l'Humanité. Sur l'état du mouvement pacifiste israélien; Michel Warschawski reprend l'image chère à Uri Avnery de la bicyclette avec une grande et une petite roue ; si cette dernière fonctionne avec la multitude de petites ONG et actions diverses, elle n'arrive plus agir sur la grande roue, celle qui est constituée de mouvements comme " La Paix Maintenant " et qui a un impact sur les centres de décisions. Nos possibilités de provoquer des changements en profondeur se sont, hélas, affaiblies. Malgré tout moi qui ais écrit " le défi binational ", l'option de deux Etats côte à côte me parait encore possible. Sur cette perspective nous n'avons pas atteint l'irréversibilité. Une situation devient irréversible lorsque les victimes cessent de croire que ça peut changer.


Issam Makhoul

Sociologue, Directeur de l'Institut Emil Touma d'Etudes palestinienne et israélienne de Haïfa, député à la Knesseth (1999-2006) secrétaire général du PC israélien (2002-2007).
En 2003, son épouse et lui-même échappent à une tentative d'assassinat fomentée par de jeunes extrémistes juifs.
Ce militant pour le désarmement nucléaire et pour la démocratie se définit comme un Arabe Palestinien citoyen d'Israël. A ce titre, explique t-il - en hébreu -, il mène un double combat : les droits du peuple palestinien et pour l'égalité à l'intérieur d'Israël. Les Arabes d'Israël, affirme t-il, sont partie intégrante du peuple palestinien et ils veulent être à 100% citoyens israéliens. Pour lui, les modalités d'une solution sont évidentes : retrait des territoires occupés en 1967 ; un Etat indépendant souverain ; Jérusalem, capitale des deux Etats ; démantèlement des colonies ; une solution juste sur la question des réfugiés. A l'heure actuelle, estime t-il, la seule solution réaliste est celle de deux Etats, mais, elle se heurte au refus des autorités israéliennes de la mettre en œuvre. Et de conclure, s'adressant au public français, si Israël peut enfermer le peuple palestinien dans ses murs, il ne peut enfermer la cause palestinienne.



A la librairie Massena à Nice

A A la librairie Païdos à Marseille

(Ni'lin) Photo Keren Manor / Activestills

 

Mars 2008 Printemps des Poètes - ELOGE DE L'AUTRE


Abdellatif LAABI
, grand poète marocain,
invité du FTM et de la Maison de la Poésie

Jeudi 20 Mars 2008 à 19h00
Chapelle St Michel (Le Pontet) à GRASSE


L'entrée est libre.
Venez nombreux l'écouter et le rencontrer.
L'auteur dédicacera ensuite ses ouvrages.

télécharger le programme en pdf ou en jpeg

aller sur le site de A LAABI